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Biche de Bere : le crash

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photo l'usine de châteaubriant avait ouvert en 1994. 1

L'usine de Châteaubriant avait ouvert en 1994.

L'entreprise de bijoux et vêtements, fondée en 1993 à Châteaubriant par Nelly Biche, est placée en liquidation judiciaire. Les 180 salariés vont être licenciés.

C'est la triste fin d'une belle aventure. Le tribunal de commerce de Nantes vient de placer, vendredi, l'entreprise Biche de Bere en liquidation judiciaire, avec cessation immédiate de l'activité. Le brusque et pitoyable épilogue d'une épopée artistique et industrielle entamée en 1993.

Cette année-là, Nelly Biche, jeune artiste designer originaire de Châteaubriant, commercialise ses premiers bijoux. Originaux, financièrement abordables, les produits Biche de Bere connaissent immédiatement le succès : des boutiques ouvrent à Paris, Nantes, Toulouse, Nice puis bientôt à New York et Los Angeles.

Au faîte de son succès, la marque comptera jusqu'à 80 magasins, dont 34 en France (sans compter des « corners » dans les grands magasins). En 1999, une ligne de mode féminine s'ajoute aux bijoux.

« La trésorerie était tendue depuis un bon moment »

Mais si Nelly Biche est une remarquable créatrice, elle semble moins douée pour la gestion. En 2006 notamment, les problèmes financiers s'accumulent. « La dernière collection de vêtements ne s'est pas bien vendue. En bijoux, il n'y avait pas de nouvelle collection depuis deux ans. Et la trésorerie était tendue depuis un bon moment », confiait hier une représentante du personnel.

Tellement tendue que Biche de Bere avait déjà fait l'objet d'un dépôt de bilan en avril dernier, qui s'était traduit par dix licenciements à l'usine de Châteaubriant, la fermeture d'un atelier à Villeurbanne (Rhône), et la vente de cinq boutiques. Mais ces sacrifices n'ont pas suffi.

L'usine a fermé lundi

Que va-t-il se passer maintenant ? « Pour l'instant, les boutiques continuent de tourner. Nous ne savons pas s'il y aura une vente de liquidation ou si les stocks vont finir abandonnés dans des cartons... »

L'usine de Châteaubriant est fermée depuis lundi. Jeudi, les représentants du comité d'entreprise rencontreront le liquidateur judiciaire à Nantes. Les lettres de licenciement devraient arriver en début de semaine prochaine. Une cellule de reconversion sera vraisemblablement mise en place.

« On pensait tenir jusqu'aux fêtes »

Au final, la faillite de Biche de Bere se traduit par 180 licenciements, des femmes pour l'essentiel, dont dix-neuf à Châteaubriant. Douze ouvrières à domicile de Châteaubriant qui travaillaient à la commande se retrouvent également sans travail.

« C'est très brutal. On savait que cela allait mal mais on pensait tenir jusqu'aux fêtes de fin d'année pour redresser la situation », expliquait hier la responsable d'une des deux boutiques de Châteaubriant.

Quant à Nelly Biche, elle serait à New York. À l'usine, personne n'a de nouvelles de la patronne.

J.-P.B.

 
Presse-Océan  

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