« Ingrid viendra sûrement à Nantes » - Nantes

Elle a appris la nouvelle mercredi soir, à 20?h?30. Partie de Bogota, l'information venait de transiter par Paris. « Au début, je n'y ai pas cru. Ça me paraissait insensé, et nous avions connu tellement de désillusions », témoigne Isabelle Galent, présidente de l'association régionale de soutien à Ingrid Betancourt et aux otages de Colombie. Puis il y a eu les premières dépêches, et des images à la télévision. Le téléphone n'a plus cessé de fonctionner : « On s'est appelés jusqu'à 3?h du matin. » La Nantaise raconte l'action menée ici depuis juin 2002. « Dès le début, on savait que ce serait un long combat. Les otages étaient encore un sujet tabou ». L'association nantaise a joué un rôle historique. « Elle a permis à d'autres communes de se lancer, contribué à dynamiser d'autres départements. » L'association compte 200 militants, dont trente à Nantes. Au lendemain de la libération, la présidente n'oublie pas ceux qui restent, « ils sont plus de 3?000. Nous devons continuer à mobiliser pour eux. Cette libération doit nous aider. On continue le combat pour un accord de paix. Avec Ingrid à nos côtés. Et comme beaucoup d'actions sont parties d'ici, elle viendra sûrement à Nantes. »